Le prix des truffes explose

Le flair affûté du chien truffier et les encouragements de son maître n’y feront rien, il fait choux-blanc dans cette truffière sauvage. « Cela fait deux semaines qu’il ne pleut pas donc on ne trouvera rien. Et ça sera ça à tous les endroits qui n’ont pas été irrigués. On n’a jamais vu ça de mémoire d’hommes », explique Philippe de Santis, un trufficulteur du sud-est. Les seuls endroits où Philippe de Santis peut encore trouver des truffes, ce sont ces quelques hectares de plantations qu’il arrose lui-même depuis avril. Pourtant, même en arrosant, il estime que sa production a été divisée par six par rapport à une année normale. Et sur le marché des professionnels, à Carpentras, la pénurie se fait ressentir : il n’y a que 25 sacs à vendre aujourd’hui pour un total de 40 kilos de truffes.Alors les négociations sont âpres et les prix élevés.

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Diner en montgolfière, une expérience au top!

Connaissez-vous la cuisine en altitude ? Aujourd’hui, vous pouvez faire un vol et un diner en montgolfière ! Une façon originale et inattendue de se dire je t’aime : dîner en amoureux dans les airs. Embarquez à bord d’une montgolfière pour une expérience unique et magique. La table a été soigneusement dressée pour vous. Prenez place et quittez la terre ferme dans une délicieuse sensation de bien-être. Laissez-vous transporter au gré du vent au dessus des forêts aux senteurs boisées et des petits villages. Savourez les yeux dans les yeux un délicieux dîner aux chandelles, et laissez le champagne couler à flots. Une expérience qui fera flotter comme un air de romance dans les airs… Lorsqu’on s’élève dans les cieux à bord de cet étrange appareil, l’esprit aussi s’élève. Et ça, c’est juste incroyable. C’est un truc assez difficile à décrire, qu’on ne ressent pas du tout à bord d’un avion, par exemple. Peut-être est-ce dû au fait qu’on peut sentir le vent sur sa peau. Je ne sais pas , mais c’est en tout cas ce qui en fait tout le charme. Les vols se passent à l’aube, car en journée, le soleil provoque des courants d’air chaud qui peuvent conduire le ballon n’importe où. On survole donc un monde qui sort peu à peu de son sommeil. D’une certaine manière, c’est comme assister à la naissance du monde. Attention, voici une expérience romantique à souhait. Ce diner romantique en montgolfière vous transportera au dessus de superbes paysages dans une atmosphère totalement emprunte de romance. Cette expérience est idéale pour « faire le grand saut » ou tout simplement pour profiter à deux d’un moment totalement magique. Afin de vous faire bénéficier du plus grand confort pour cette prestation exceptionnelle, vous prenez place à bord d’une nacelle initialement prévue pour 10 personnes et réaménagée avec des sièges et une table rien que pour vous. Un steward vous accompagne pendant tout le vol et vous sert un dîner complet au champagne. Suivez le lien pour en savoir plus sur ce vol en montgolfière.

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Belle assiette

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Incentive cup cake

Vous connaissez les cupcakes ? Personnellement, je les ai découverts tout récemment, à l’occasion d’un cours de cuisine à Nantes qui était un incentive corporate – super bien organisé.. J’en avais certes déjà goûté, mais je ne m’étais encore jamais essayé à en cuisiner. Et à tort, car la recette est en fait toute simple ! Les cupcakes présentent en outre deux grands avantages : étant en portions individuelles, ils peuvent être servis tels quels et ils se prêtent à une gamme infinie de saveurs et de décorations. Bref, un must. En voici la recette. La liste des ingrédients, tout d’abord : 225 g de farine ; 1 1/2 cuillère à café de levure chimique, 150 g de sucre en poudre, 125 g de beurre ramolli, 6 cl de lait, 3 œufs à température ambiante, 1 cuillère à café d’ex rait naturel de vanille, et enfin du sucre glace et décorations au choix. Pour la préparation, c’est on ne peut plus simple : préchauffez le four à 170 °C (therm. 5-6). Tapissez douze alvéoles à muffins de 8 cl avec des caissettes en papier. Tamisez la farine et la levure chimique au-dessus du bol du robot. Incorporez le sucre, le beurre, le lait, les oeufs et la vanille. Battez à vitesse minimale pour bien mélanger. Augmentez la vitesse du batteur et fouettez 3 minutes jusqu’à ce que le mélange soit lisse et jaune clair. Répartissez alors la pâte dans les caissettes. Faites ensuite cuire de 18 à 20 minutes. Les cupcakes doivent être dorés. Vous pouvez vérifier la cuisson en enfonçant une pique au cœur des cupcakes : elle doit ressortir propre. Posez le moule sur un plan de travail et laissez tiédir les cupcakes 5 minutes, puis posez-les sur une grille pour qu’ils finissent de refroidir. Poudrez ensuite les cupcakes de sucre glace et décorez à votre convenance. Côté décoration, vous n’avez que l’embarras du choix. En voici quelques-unes. Pour un cupcake aux fleurs de citron, nappez les cupcakes de glaçage aux agrumes. Coupez 15 marshmallows en quatre, et disposez-les de manière à dessiner une fleur. Posez un bonbon jaune au coeur de chaque fleur. Pour des cupcakes à la vanille, garnissez une poche à douille de crème au beurre à la vanille. Déposez la crème en rosace, en partant du centre du cupcake vers le pourtour. Parsemez de perles argentées. Procédez de même avec les autres cupcakes. Pour des cupcakes aux fraises et à la crème au beurre (mes préférés, en ce qui me concerne, même si ce ne sont pas les plus légers), recouvrez simplement le dessus des cupcakes d’un peu de crème au beurre à la vanille, puis coupez en lamelles fines des fraises de taille moyenne lavées. Superposez les fraises sur chaque cupcake. Dans une petite casserole, faites fondre 2 cuillerées à soupe de confiture de fraises avec 1 cuillerée à soupe d‘eau à feu doux. Laissez refroidir ce nappage, puis badigeonnez-en les fraises à l’aide d’un pinceau. Et voilà ! Si vous voulez en apprendre plus sur les cupcakes, vous pouvez aussi apprendre à les faire dans le cadre d’un cours de cuisine innovant qui s’apparente d’avantage à un challenge. Tout a été organisé par l’Agence Incentive – suivez le lien pour leur contact.

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Des imprimantes 3D en cuisine

Une imprimante 3D à mettre… dans la cuisine ! Généralement, on utilise ces imprimantes pour imprimer de petits objets, des pièces pour réparer un mécanisme cassé par exemple, ou éventuellement des pièces un peu plus grosses. Dans ces cas-là, avec une imprimante 3D classique, on met un fil de plastique dans la machine. Il est ensuite chauffé à très haute température avant que l’imprimante superpose de fines couches pour créer l’objet qui a été dessiné sur un ordinateur juste avant. Pour la cuisine c’est presque la même chose, mais avec la nourriture à la place du plastique. On peut alors utiliser des poudres, des liquides, ou même des pâtes. A Rennes, le centre culinaire contemporain a récemment fait l’acquisition de deux imprimantes 3D culinaire. La première ne chauffe pas, ne cuit pas les aliments et fonctionne donc pour un nombre limité de préparations. Elle donne simplement du volume et permet de réaliser des formes rigolotes. La deuxième imprimante, elle, chauffe. Il est donc possible d’y faire cuire des crêpes en forme de Tour Eiffel par exemple. L’imprimante s’appelle d’ailleurs la Pancake Bot. Et pour que mêmes des Bretons se mettent à faire des crêpes en 3D c’est que ça apporte un vrai avantage. Grâce à ces imprimantes, on peut réaliser des formes que l’on ne pourrait pas faire autrement… La Tour Eiffel donc, mais aussi un super-héros pour un anniversaire ou le logo d’une marque par exemple. Pour ce qui est du goût, à défaut d’avoir testé ce qui se fait à Rennes ou les crêpes imprimées en 3D, nous avions testé lors du CES de Las Vegas en janvier dernier des bonbons en sucre et des chocolats imprimés en 3D. Les deux avaient des formes un peu particulières, géométriques mais vides à l’intérieur. Côté look, c’était particulièrement réussi, et il aurait effectivement été impossible de les réaliser à la main. Côté goût, c’était également très honnête. Et si c’est un centre culinaire qui dispose de ces imprimantes, n’importe qui peut aussi en acheter une. C’est un petit peu cher mais pas hors de prix. Au cours des derniers mois, les prix ont même nettement baissé. La fameuse Pancake Bot, par exemple, coûte désormais un peu moins de 300 euros. Evidemment, certains modèles, qui permettent de faire plus de choses, avec des matières différentes ou des formes encore plus complexes peuvent, eux, coûter plusieurs milliers d’euros.

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La fin de Maple

Maple, le service de la ville de New York qui a livré des plats de restauration fabriqués dans sa propre cuisine, a cessé ses activités après un peu plus de deux ans d’activité. Dans une lettre adressée aux clients et aux partisans, les propriétaires, Caleb Merkle et Akshay Navle, ont déclaré lundi que l’entreprise ne pouvait pas réussir financièrement dans son format actuel; Il fallait s’élargir plus rapidement, mais pas possible. Maple a été vendue à une société londonienne, Deliveroo, qui opère dans 140 villes dans 12 pays, fournissant des aliments de restaurant. « Il est devenu clair que nous avions besoin de fermer l’opération Maple ici à New York et de chercher un partenaire avec une échelle – qui nous permettrait de tirer parti de tout ce que nous avions construit sur une plate-forme plus large », a déclaré la lettre. « Compte tenu du chevauchement de nos objectifs et de l’ampleur importante des opérations de Deliveroo, travailler ensemble a du sens. En conséquence, certains membres de l’équipe de Maple rejoindront les opérations Deliveroo à Londres et notre technologie sera utilisée pour accélérer la croissance et l’efficacité sur toute la plate-forme. Une chose n’est pas expliquée sur les sites Web de Deliveroo, Andy et dans les commentaires des lecteurs: comment les aliments sont-ils livrés? Sur leurs photos, … Notre société les a utilisés pendant plusieurs mois, et ils ont défait l’ordre environ 50% du temps. Ce n’est pas une exagération. Nous avions aussi … C’est une honte. J’ai utilisé Maple lors de mon dernier travail. Un menu limité, changeant quotidiennement, semblait une idée faisable. Mais un service qui fournit de la nourriture … Maple a commencé avec une fanfare considérable en 2014, grâce en partie à l’implication du chef et restaurateur David Chang, partenaire de l’entreprise. M. Chang, l’année dernière, a commencé son propre service de livraison de nourriture, Ando, qu’il décrit comme un «restaurant sans murs», a déclaré lundi dans une interview que son rôle dans Maple était seulement d’aider les partenaires à démarrer et de les aider Trouver un chef. «J’ai investi une petite somme d’argent», a-t-il déclaré. Il a décrit Ando comme dissemblable à Maple, avec un autre type de nourriture et une configuration différente. « Personne n’a vraiment compris comment faire cela », at-il dit, se référant à un système de préparation et de livraison avec des aliments de qualité restaurant. « Mais je crois en cela. »

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La Chine en quête de sécurité alimentaire

Le gouvernement chinois veut s’assurer que son approvisionnement alimentaire est fiable et sûr car il fonctionne pour nourrir une classe moyenne en pleine croissance. Il s’agissait donc d’un coup d’Etat mercredi où une entreprise chinoise a obtenu l’approbation pour prendre en charge l’un des plus grands fournisseurs de semences et de pesticides au monde. En compensant l’accord avec les régulateurs de l’Union européenne, China National Chemical Corporation est proche de la prise de contrôle de 43 milliards de dollars de Syngenta, la société suisse de chimie et de semences agricoles. Ce serait la plus grande prise de contrôle chinoise d’une entreprise étrangère et est l’une des trois fusions proposées dans une course internationale stop-and-go recherchant une plus grande influence sur l’approvisionnement alimentaire mondial. « La Chine a essayé de développer son propre industrie des semences – et des produits chimiques agricoles aussi – pendant des décennies, et les progrès ont été lents », a déclaré Fred Gale, économiste principal au département de l’agriculture des États-Unis. « Il s’agit d’une tentative de mise à niveau de la productivité. » L’accord entre China National Chemical Corporation, une société d’Etat connue sous le nom de ChemChina et Syngenta, intervient lorsque les relations commerciales entre la Chine et l’Ouest sont de plus en plus tendues. La situation a été aggravée par le discours prononcé par le président Trump sur la question. Le président Trump accueille jeudi le président chinois, Xi Jinping, dans sa station de Mar-a-Lago en Floride, et le commerce sera certainement à l’ordre du jour. Déjà, M. Trump a déclaré qu’en grande partie en raison des problèmes commerciaux, la réunion serait «très difficile». L’autorisation de Syngenta de l’Union européenne fait partie d’une compétition internationale qui comprend Dow Chemicals et DuPont qui travaillent encore à fermer Leur fusion. Bien que plus connues sous le nom de sociétés chimiques, Dow et DuPont, tous deux basés aux États-Unis, ont également d’énormes entreprises agricoles. Bayer AG, le conglomérat industriel allemand, essaie également de compléter sa reprise multibille de Monsanto. Cet accord permettrait à Bayer de contrôler l’entreprise la plus étroitement associée à l’augmentation des aliments génétiquement modifiés. Et la prise de contrôle par ChemChina de Syngenta donnerait à Pékin plus d’influence sur de nombreuses graines et produits chimiques dont elle a besoin pour alimenter sa population qui souffle. Si les trois offres sont terminées, elles remodèleraient l’activité chimique agricole globale, réduisant ainsi la concurrence dans l’industrie. C’est un jeu important pour la Chine, qui a lutté pour maintenir et améliorer son approvisionnement alimentaire ces dernières années. La Chine espère mieux nourrir sa population de plus en plus riche, mais plusieurs scandales alimentaires ont rendu les citoyens chinois suspectés des chaînes d’approvisionnement nationales. Ces scandales ont alimenté l’anxiété à propos des aliments génétiquement modifiés, même si la Chine veut utiliser la science pour augmenter la production. Bien que la Chine ait versé de l’argent dans la recherche, elle interdit toujours la culture d’aliments génétiquement modifiés pour la consommation humaine et la connaissance des organismes génétiquement modifiés est limitée. L’accord ChemChina pourrait renforcer les efforts de la Chine pour devenir un acteur majeur des aliments génétiquement modifiés. Mais M. Gale a déclaré que les consommateurs chinois resteraient probablement méfiants.

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Un plan Bio

Le ciel se lève sur Paris. Une poignée de journalistes se retrouvent devant le QG de Benoît Hamon. On embarque dans un bus, direction Châtenoy (Seine-et-Marne), une ferme bio autonome. Le candidat, lui, est déjà sur place, les chaussures dans la boue, entouré des deux propriétaires de la ferme. Mais pas que. Des caméras, des flashs, des stylos. La foule demande des images, une scène à décrire pour le grand cirque de la présidentielle. Elle sera servie. Le temps est compté et le programme serré. Le candidat marche lentement. Il pose des questions, écoute, relance. Arrive le moment «bergerie». Il guette les agneaux. Première image. Benoît Hamon, tel Ségolène Royal en 2014 au salon de l’agriculture, prend un agneau dans ses bras. Il tourne sur lui-même pour répondre à tous les flashs. Soudain, il souffle : «Je le dépose car son cœur bat trop vite.» Le candidat qui rêve de «faire battre le cœur de la France» a réussi faire battre celui des agneaux. C’est une autre histoire avec les pommes de terre bio. Deuxième image. Il soulève un sac, tourne sur lui-même sans vraiment maîtriser la manoeuvre: le sac tombe. Les flashs crépitent. Benoît Hamon ne s’est pas déplacé en Seine-et-Marne (seulement) pour poser avec un agneau et faire tomber un sac de pommes de terre. Le candidat – qui «refuse de s’enfermer dans les questions identitaires et économiques» – s’éclipse un moment. Il revient derrière un petit pupitre. Les chaussures sont propres. Le thème de la conférence de presse : son «plan pour une alimentation de qualité». Le socialiste a dix propositions. Il déroule : la création d’un seul ministère de l’agriculture, de l’alimentation durable et de la forêt ; un plan alimentation et santé publique ; la mise en œuvre d’une politique nutritionnelle globale ; la lutte contre le gaspillage alimentaire ; les cantines scolaires à hauteur de 50% bio d’ici 2025… Le micro est ouvert à la presse. Le socialiste prévient : «Je réponds seulement aux questions qui ont un lien avec l’alimentation.» Il connaît les règles du jeu : une réponse sur les bisbilles politiques et son plan «alimentation» tombe à l’eau. Il s’autorise un écart. Yannick Jadot ? «Je ne manifeste aucune brutalité, aucune agressivité vis-à-vis d’un quelconque partenaire potentiel.» Puis, il invite l’intime : «Hamon est le nom de mon père, de mon grand-père et je ne veux pas que mon nom et celui de mes enfants soit associé à la débâcle de la gauche où à la victoire du FN.» Comprendre: tout faire pour trouver la porte du rassemblement.

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Cuisine à l’islandaise

«Ma grand-mère ne serait pas fière!» Gígja Svavarsdóttir rigole. Depuis deux minutes, elle regarde les participants de son atelier de cuisine islandaise se battre avec la crêpière de fonte presque centenaire pour réussir les crêpes les plus minces possible, comme sa grand-mère les aimait. «Elle mettait juste ce qu’il fallait de préparation pour que tout le monde ait une crêpe. Si la cuisinière faisait les crêpes trop épaisses, elle ne mangeait pas!» Cette grand-maman à l’indéniable sagesse pratique est souvent évoquée pendant l’atelier de trois heures animé par Gígja et son époux Egill Gunnarsson. Le couple n’hésite pas à faire appel aux enseignements de cette femme modeste – qui a reçu sa première (et sa seule) fourchette à l’âge de 20 ans – pour présenter la culture de leur pays. Les Islandais ont forgé leur identité nationale en affrontant, au fil des siècles, plusieurs famines et catastrophes naturelles. La nourriture étant rare, le gaspillage était impensable. On le comprend dès qu’on pénètre dans l’ancienne conserverie rénovée de Reykjavík, où se tient l’atelier. Sur la table, deux théières brûlantes sont déposées, remplies de tisane faite de plantes indigènes. «Servez-vous, lance l’hôtesse. En Islande, on ne fait pas le service lorsqu’on reçoit. Ainsi, les convives ne prennent que ce qu’ils veulent boire ou manger, rien de plus.» Pendant une heure, l’atelier se déroule autour de la table, devant une délicate tisane aux graines d’angélique. Il est question de la colonisation de l’île. De la langue islandaise avec son alphabet à rallonge (32 lettres!) et sa prononciation impossible. Des noms de famille composés à partir du prénom du père (ou parfois de la mère). Les enjeux contemporains s’invitent dans la discussion. Les policiers qui n’ont pas d’arme à feu (ce qui fait sourire l’Américain du groupe). L’Islande qui continue de chasser la baleine de façon commerciale, malgré les moratoires internationaux. Or, Gígja adore le goût de la baleine. «On ne chasse que les espèces non menacées, comme le petit rorqual.» Elle raffole aussi du requin du Groenland faisandé, mets traditionnel devenu quasi folklorique pour plusieurs Islandais. Aucune question n’est malvenue… et les hôtes sont généreux pour offrir conseils et bonnes adresses au pays. Heureusement, on n’aperçoit pas de requin faisandé ni de petit rorqual tranché sur le long comptoir garni de vivres où Egill nous invite à passer. Mais il y a ici de quoi piquer la curiosité, notamment une demi-tête de mouton calcinée (avec les dents, l’oeil et la peau noircie par un chalumeau), posée bien en évidence. Autour: du pain cuit à la vapeur par géothermie, du hareng mariné, de l’agneau fumé, du skyr, du beurre. Pour boire, les choix sont étonnants : une boisson gazeuse à base de malt ou du «mysa», le petit-lait prélevé lors de la transformation laitière qui est resté, depuis l’époque des Vikings, une boisson traditionnelle. Et la tête de mouton n’est pas simplement là pour la décoration… «C’est un plat typique en Islande, dit Egill. On mange tout: la joue, la langue, les yeux…» Les yeux? Sans blague? «Bien sûr!» Pour le prouver, il extrait l’oeil de la tête avec un couteau et le coupe en quatre. La tête a été bouillie; l’oeil est devenu solide, mais l’iris sombre reste bien visible. Egill avale sa partie en souriant avant de déposer les autres quartiers dans nos assiettes, à côté de cubes de joue et de langue. Source: agence séminaire islande.

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Petit déj

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